[HappyNews_Avril] Activité partielle, Indemnisation des salariés, Agirc-Arrco, RAS

Le TOP 5 des infos que vous avez le plus lues sur les réseaux sociaux de HappyPaie au cours du mois passé est, comme le mois passé très fortement marqué par le thème du Covid19 et l’activité partielle qui a bouleversé l’organisation des entreprises et bien sûr les services de gestion de la paie.

Le barème de retenue à la source pour les non-résidents est l’autre sujet qui a intéressé les professionnels de la paie.

#1 > L’activité partielle

Le réseau URSSAF et le Ministère du Travail ont apporté des précisions sur le dispositif exceptionnel d’activité partielle.

A. Les précisions apportées par les URSSAF

Devant la crise sanitaire et les questions qu’elle implique les URSSAF apporte des précisions utiles concernant différents sujets dont :

  • L’activité partielle qui peut être mise en œuvre sans autorisation préalable de la Direccte ;
  • L’employeur qui bénéficie d’une indemnisation plus importante ;
  • Le dispositif qui est étendu à de nouvelles catégories de salarié ;
  • Le dispositif d’activité partielle qui s’applique dès lors que les employeurs exercent à titre principal une activité industrielle et commerciale. Dans ce cas, il faut que le produit constitue la part majoritaire de leurs ressources ;
  • Un nouveau régime social qui s’applique aux indemnités d’activité partielle versées aux salariés à compter des périodes chômées de mars et jusqu’au 31 décembre 2020 ;
  • La mise à jour du calcul de l’écrêtement et précompte de la CSG-CRDS ;
  • Le maintien de la rémunération au-delà du seuil de 70 % du salaire brut
  • Les éléments de salaire soumis aux cotisations et contributions sociales ;
  • Précisions sur le calcul du plafond de la Sécurité sociale.

Pour en savoir plus sur les précisions apportées par le réseau des URSSAF, vous pouvez consulter cette page.

B. Le question-réponses du Ministère du Travail sur l’activité partielle

Le Ministère du travail a mis à jour son document sur le dispositif exceptionnel d’activité partielle à plusieurs reprises dont le 29 avril 2020.

Comme pour la version du 30 mars, un décret est attendu pour préciser  » l’assiette servant au calcul au taux horaire des congés payés ».

Ce document est mis à jour relativement fréquemment. Ainsi, au 20 mai, la version à jour de ce document date du 10 mai et est téléchargeable sur le site du Ministère. Vérifiez bien que vous avez la dernière version du document, les versions précédentes contiennent des dispositions caduques.

#2 > Modification du dispositif d’indemnisation des interruptions de travail des salariés

Le site Améli précise que le dispositif d’indemnisation des interruptions de travail des salariés est modifié à compter du 1er mai.

Le dispositif d’indemnisation des arrêts de travail dérogatoires créé dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19 concerne différents publics. Il s’agit des parents contraints de garder leur enfant, des personnes présentant un risque de développer une forme sévère de la maladie ou les personnes cohabitant avec ces personnes évolue pour les salariés.

En fonction des hypothèse, la Sécurité sociale préconise les éléments suivants :

  • Les salariés en arrêt de travail pour garde d’enfant : pas de démarche particulière à accomplir ;
  • Salariés en arrêt de travail au titre des recommandations sanitaires : un certificat d’isolement ;
    • Salariés vulnérables ;
    • Les salariés cohabitant avec une personne vulnérable

Enfin, le site de la Sécurité Sociale précise le cas des non-salariés. Dans ce cas, les modalités des arrêts dérogatoires restent inchangées à compter du 1er mai. La Sécurité Social demande toutefois de réitérer leur demande d’arrêt de travail au 1er mai. En effet, l’ensemble des arrêts dérogatoires en cours est interrompus au 30 avril.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site Améli.

#3 > Report des cotisations Agirc-Arrco en avril

Comme pour le mois de mars 2020, l’Agirc-Arrco permet de reporter tout ou partie du paiement des cotisations de retraite complémentaire Agirc-Arrco. Ce report concerne l’échéance de paiement du 25 avril, en fonction des besoins de chaque entreprise.

Dès lors, en cas de règlement des cotisations dans par DSN, l’employeur peut moduler son paiement SEPA. Le montant à zéro ou montant correspondant à une partie des cotisations.

Par ailleurs, en cas de règlement hors DSN, l’entreprise peut adapter le montant de son règlement selon ses besoin. Il peut si c’est nécessaire, ne pas effectuer de paiement.

Les employeurs peuvent reporter jusqu’à 3 mois le paiement de ces cotisations. L’Agirc-Arrco n’appliquera dans ce cas aucune majoration de retard.

L’Agirc-Arrco rappelle enfin qu’il est impératif, pour assurer la continuité du fonctionnement du système de protection sociale, de déclarer et donc de transmettre la déclaration sociale nominative (DSN) selon les échéances de dépôt habituelles.

#4> Retenue à la source : publication du barème 2020 pour les non-résidents

Le site Net-entreprises a publié le barème applicable pour la Retenue à la Source (RAS) des non-résidents pour l’année 2020.

Le barème de 2019 est maintenu pour 2020. C’est l’article 182 A du CGI applicable en 2020 qui fixe le tarif de la retenue à la source.

L’actualité sur le site de Net-entreprises  contient en plus un tableau précisant les taux et les limites des tranches selon la période à laquelle se rapportent les paiements

Je peux bien sûr vous accompagner pour vous aider à prendre en compte tous ces changements qui affectent la rémunération de vos salariés. N’hésitez pas à me contacter !

[HappyNews_Mars] La gestion du Covid19 en paie et versement mobilité

Le TOP 5 des infos que vous avez le plus lues sur les réseaux sociaux de HappyPaie au cours du mois passé est très fortement marqué par le thème du Covid19 qui a bouleversé l’organisation de la paie sans compter tous les autres services des entreprises.
Autre sujet qui a intéressé les professionnels de la paie : le versement mobilité qui succède au versement transport.

#1 > L’impact du Covid19 sur la paie

L’impact du coronavirus sur la paie peut être classé en 4 thèmes différents

  • l’absence des salariés
  • Le délai accordé par le Ministère du Travail et le décret relatif à l’activité partielle
  • Le traitement en DSN des conséquences du coronavirus
  • Un nouveau service« Déclaration de maintien à domicile

A. L’absence des salariés en raison du Covid19

Que faire si l’un de vos salariés est absent à cause du coronavirus ? Net-entreprises a rapidement publié un tutoriel sur la manière de traiter l’absence d’un salarié en lien avec le coronavirus.

1. Il est infecté par le #coronavirus

Le circuit normal s’applique. Vous recevrez un arrêt de travail de la part de votre salarié. Vous faites un signalement d’arrêt de travail avec le motif « maladie ».

2. Il est mis en quatorzaine

Lorsqu’il vous en informe, vous devez contacter l’ARS dont le médecin conseil doit alors vous délivrer un arrêt de travail. Quand vous avez cet arrêt de travail, vous faites un signalement d’arrêt de travail avec le motif « maladie ».

3 Il doit garder ses enfants dont l’établissement est fermé

Cela concerne à ce jour des établissements scolaires des départements du Haut-Rhin (68), du Morbihan (56), de l’Oise (60) et de la Haute-Savoie (74). Lorsqu’il vous informe, vous statuez avec lui si le #télétravail est possible. Si ce n’est pas le cas et si le salarié rempli toutes les conditions, vous devez aller sur le site AMELI et sur le service dédié afin de le déclarer.

Ainsi, cette procédure ne supprime pas l’envoi du signalement arrêt de travail mais permet de « remplacer » pour la CNAM la procédure amont. En parallèle de cette saisie spécifique vous devez donc également faire un signalement arrêt de travail motif « maladie ».

B. Déclaration d’activité partielle : un délai octroyé par le Ministère du travail en raison du Covid 19

Le ministère du Travail donne, dans un communiqué de presse du 16 mars 2020, 30 jours aux entreprises pour déclarer leur activité partielle, avec effet rétroactif.

De plus, ce communiqué de presse annonçait un décret. Le Ministère annonçait ainsi un décret « pris sous peu pour réformer le dispositif d’activité partielle« , afin de couvrir 100% des indemnisations versées aux salariés par les entreprises, dans la limite de 4,5 SMIC.

Ainsi, pour ne pas pénaliser les entreprises, le ministère du Travail a décidé d’accorder aux entreprises un délai de 30 jours pour déposer leur demande, avec effet rétroactif.

Enfin, le décret tant attendu sur l’activité partielle a été publié au Journal Officiel le 26 mars 2020. Tous les professionnels de la paie attendaient avec patience  la publication de ce décret . Vous pouvez le consulter directement ici.

C. Le site Net-entreprises à jour sur les questions liées à la DSN

Net-entreprises a mis à jour son site sur les questions liées à la DSN et les différents organismes de sécurité sociale.
Aussi, la gestion en DSN des conséquences du coronavirus fait l’objet d’une page spéciale sur le site.

Cette page recense donc les informations relatives :

  • aux communications des différents organismes sur les cotisations (URSSAF, Agirc-Arrco, organismes complémentaires, Sécurité sociale et MSA
  • à l’activité partielle et l’articulation avec les IJ
  • aux arrêts de travail

Cette page a depuis été mise à jour plusieurs fois pour tenir compte des évolutions de la réglementation et des décisions des différents organismes en cause.

D. Un nouveau service« Déclaration de maintien à domicile »

Ce nouveau service concerne les entreprises concernées des volumes importants de déclarations relatives aux arrêts pour garde d’enfants de moins de 16 ans et pour lesquelles le travail à domicile est impossible.

Les entreprises inscrites à la DSN et à la déclaration PASRAU peuvent dorénavant bénéficier de ce service « Déclaration de maintien à domicile ».

Un mode d’emploi est disponible sur le site DSN-info

2# > Le versement mobilité

Seul post parmi les plus lus qui ne concerne pas le Covid19, celui concernant le versement transport qui devient le versement mobilité.

Avec le vote de la loi d’orientation des mobilités, le versement destiné au financement des transports en commun devient le versement destiné au financement des services de mobilité.

Ainsi, le « versement mobilité » (VM) remplace le « versement transport » (VT). C’est un simple changement terminologique. Cela n’a aucun impact sur le champ des employeurs redevables et sur l’assiette de la contribution.

Je peux vous accompagner pour vous aider à prendre en compte tous ces changements qui affectent la rémunération de vos salariés. : contactez-moi !

DSN - HappyPaie

[HappyNews_Janv] Cotisations, DSN, index égalité professionnelle, PAS

Comme en janvier dernier, vous trouverez ici le TOP 5 des infos que vous avez le plus lues sur nos réseaux sociaux au cours du mois passé.Ces infos concernent les calculs de cotisations, de contributions de sécurité sociale, d’avantage en nature mais aussi le PAS. Enfin, l’index égalité professionnelle et la DSN sont les deux autres sujets qui vous ont interpellés.

#1 > Le calcul des cotisations et contributions de sécurité sociale

De nouvelles dispositions s’appliquent depuis le 1er janvier 2020 pour le calcul des cotisations et contributions de Sécurité Sociale. L’URSSAF a fait une présentation générale de ces nouveautés. Les dispositions concernent les thèmes suivants :

  • Exonération de cotisations
  • Cotisations et contributions sociales
  • Déclaration
  • Réforme de la justice : les informations sur les recours contre les décisions de l’URSSAF

2# > La DSN

Le site DSN-infos rappelle que les dépôts de DSN en norme NEODeS 2020.1 pourront être mises en production à partir du 22 janvier 2020.

Ainsi, la version 2020.1 qui sera mise en production à partir de cette date correspond au Cahier technique 2020.1 complété de son Journal de Maintenance de la Norme (JMN).

Les évolutions de la norme NEODeS entre les version 2019.1 actuellement en vigueur, et la version 2020.1 qui entrera en vigueur le 22/01/2020, sont détaillées dans une note disponible en ligne sur le site de DSN.

#3 > L’index égalité professionnelle

Toutes les entreprises de plus de 250 salariés doivent calculer et publier leur Index de l’égalité professionnelle depuis le 1er septembre 2019.

Les entreprises d’au moins 50 salariés devront également publier cet index à compter du 1er mars 2020.

De ce fait, et afin d’aider ces entreprises, le Ministère du travail a mis en place le 9 janvier une hotline téléphonique gratuite pour répondre aux questions de ces entreprises. Cette hot-line répond aux questions liées au calcul et la mise en oeuvre de leur index égalité professionnelle.

Cette hot-line est joignable au 0 800 009 110.

#4 > L’évaluation d’avantage en nature

Un arrêté du 23 décembre 2019 prévoit que certains mandataires sociaux et dirigeants d’entreprise peuvent dorénavant bénéficier de l’évaluation forfaitaire de l’avantage en nature « nourriture » applicable à leurs salariés.

Cette nouvelle règle d’évaluation est applicable aux contributions et cotisations sociales dues au titre des périodes d’activité courant à compter du 1er janvier 2020.

Les dirigeants et mandataires sociaux concernés sont dorénavant :

  • les gérants minoritaires ou égalitaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL) ou de sociétés d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) ;
  • les présidents du conseil d’administration, les directeurs généraux et les directeurs généraux délégués des sociétés anonymes et des sociétés d’exercice libéral à forme anonyme et les directeurs généraux et les directeurs généraux délégués des institutions de prévoyance, des unions d’institutions de prévoyance et des sociétés de groupe assurantiel de protection sociale ;
  • les présidents et dirigeants des sociétés par actions simplifiées et des sociétés d’exercice libéral par actions simplifiées.

#5 > Le prélèvement à la source – PAS

De nombreuses modifications relatives au prélèvement à la source entrent en vigueur à compter du 1er janvier 2020. À ces modifications s’ajoutent des nouveautés que nous verrons dans un second temps.

Les modifications du PAS

Les modifications concernent touT d’abord les éléments suivants :

  • La rémunération Nette Fiscale (S21.G00.50.002) qui est constituée du montant total des revenus imposables après déduction des cotisations et contributions sociales obligatoires. La CSG déductible et la CRDS doivent aussi être exclues.
  • Les abattements pour les journalistes ou pour les assistants maternels/ familiaux ne doivent pas être inclus. Ces abattements ont en effet une rubrique dédiée.
  • Le montant net versé (S21.G00.50.004) est égal à la Rémunération Nette Fiscale (S21.G00.50.002), de laquelle sont déduits le montant de la CSG non déductible, le montant de la CRDS ainsi que les parts patronales prévoyance ou mutuelle.
  • Le montant du prélèvement à la source n’est pas à déduire de ce montant.
  • Le montant du Prélèvement à la source (S21.G00.50.009) qui est soit supérieur ou égal au montant présent dans la Rémunération nette fiscale (S21.G00.50.002), (ou le cas échéant, renseigné par le montant soumis au PAS) (S21.G00.50.013) multiplié par le taux du prélèvement à la source à appliquer.

Les nouvelles rubriques concernant le PAS

En plus des changements, de nouvelles rubriques apparaissent :

  • La rémunération nette fiscale potentielle (S21.G00.50.005) est dorénavant remplacée par la rubrique Montant non imposable du revenu (S21.G00.50.011). Cette rubrique ne concerne que les apprentis et les stagiaires.
  • La rubrique Montant de l’abattement sur la base fiscale (S21.G00.50.012 ) est ajoutée. Elle reprend le même montant que la rubrique Rémunération Nette Fiscale (S21.S00.50.002) sauf dans deux cas : il y a des indemnités journalières versées ou il existe un abattement pour les CDD de moins de 2 mois.
  • La rubrique Régularisation du montant de la part non imposable du revenu (S21.G00.56.008). Cette rubrique concerne l’écart entre le montant de la part non imposable du revenu déclaré et celui qui aurait dû l’être.
  • La rubrique Régularisation du montant de l’abattement sur la base fiscale (S21.G00.56.009). Cette régularisation concerne l’écart entre le montant de l’abattement déclaré et celui qui aurait dû l’être.
  • La rubrique Régularisation du montant soumis au PAS (S21.G00.56.010) qui concerne l’écart entre le montant soumis au PAS déclaré et celui qui aurait dû l’être.

Je peux vous aider à prendre en compte tous ces changements qui affectent la rémunération de vos salariés : contactez-moi !

Bulletin de paie - HappyPaie

[HappyNews_nov] DSN, Cotisations patronales, retraite, bulletin de paie

DSN, Cotisations patronales, retraite, bulletin de paie, voici le TOP 5 des infos que vous avez le plus lues sur nos réseaux sociaux le mois dernier.

#01> Déclaration sociale nominative

Pour rappel, la DSN est liée à deux composantes. La première est sa fréquence, mensuelle. La seconde concerne la présence de salariés dans l’entreprise. Le but de la DSN est en effet pour but de refléter la paie d’un établissement employeur. Mais dans certains cas, des établissements n’ont aucun salarié. C’est le cas par exemple, s’ils ne sont pas ouvert toute l’année, en raison d’une activité saisonnière.

Le décret n° 2019-1050 du 11 octobre 2019 ouvre la possibilité pour une entreprise ne versant aucun salaire de ne pas établir de DSN. Cette possibilité est ouverte à compter du 1er janvier 2020. L’entreprise devra toutefois obtenir l’accord préalable de son organisme de recouvrement pour ce faire.

Pour aller plus loin.

#02 > Cotisations patronales

Dès le 1er janvier 2020, la contribution patronale de droit commun qui concernera les CDD d’usage d’une période inférieure ou égale à 3 mois conclus avec les intermittents du spectacle sera majorée de 0,5%.

Cette contribution s’élèvera donc à 4,55%. Cette majoration ne concernera toutefois pas les emplois à caractère saisonnier .

Mais un employeur pourra obtenir le remboursement de cette majoration s’il embauche le salarié en CDI à l’issue du CDD.

#03 > L’AGIRC-ARRCO

La publication de l’arrêté du 23 septembre 2019, au JO du 5 novembre 2019 étend et élargit l’accord national interprofessionnel (ANI) du 10 mai 2019 relatif au régime AGIRC-ARRCO de retraite complémentaire. Cette extension de l’ANI rend ses dispositions obligatoires pour tous qu’ils soient salariés, anciens salariés, ayants droit mais également pour tous les employeurs compris dans son champ d’application.

Cet arrêté précise différentes mesures relatives aux pensions de retraite complémentaire, comme

  • Le salaire de référence permettant de déterminer le nombre de points acquis ;
  • Le maintien du dispositif des coefficients de solidarité, ainsi que des cas
  • La réindexation des pensions de retraite complémentaire sur les prix.

#04 > L’indemnité de non-concurrence

Une indemnité de non-concurrence compense l’interdiction faite à un salarié de travailler pour un concurrent de son précédent employeur. Une telle indemnité est comme tout élément de rémunération soumis à des charges sociales. Les cotisations d’assurance vieillesse font partie de ces charges sociales.

Toutefois, une pension de retraite ne peut être recalculée pour prendre en compte des cotisations versées une fois que les droits sont liquidés même s’il s’agit d’une indemnité de non-concurrence.

C’est la solution d’un arrêt de la Cour de Cassation du 10 octobre 2019. La Cour a jugé sur le visa de l’article R. 351-10 du code de la sécurité sociale, que « la pension de retraite liquidée n’est pas susceptible d’être révisée pour tenir compte des versements afférents à une période postérieure à la date à laquelle a été arrêté le compte de l’assuré pour l’ouverture de ses droits à pension ; Et attendu qu’ayant constaté que les cotisations dont l’assuré demandait la prise en compte étaient versées pour des périodes postérieures à l’entrée en jouissance de sa pension, la cour d’appel en a exactement déduit qu’elles ne pouvaient être intégrées au calcul de ses droits ».

Le Cour de cassation a confirmé le principe de l’intangibilité des pensions de retraite.

#05 > Le bulletin de paie

Un employeur qui mentionne sur les fiches de paie de ses salariés un taux horaire erroné permet-il à un salarié de réclamer par la suite un rappel de salaire ?

C’est cette question que la Cour de Cassation a tranché dans un arrêt du 16 octobre 2019. Le salarié soutenait que son salaire avait été augmenté pendant plus de 8 mois. En conséquence, son employeur ne pouvait baisser sa rémunération sans son accord. L’employeur contestait cette position en arguant du fait qu’il s’agissait d’une erreur et non d’une augmentation du taux de salaire horaire.

La Cour de Cassation a donc approuvé la cour d’appel qui avait jugé que le taux horaire erroné mentionné sur le bulletin de paie l’avait été suite à une simple erreur. En conséquence, le salarié ne pouvait prétendre à un rappel de salaire fondé sur cette erreur.

À l’année prochaine pour de nouvelles HappyNews.

Et HappyNOËL à toutes et tous.

Fatine Bercheq, CEO HappyPaie